Ce que nous avons retenu du FabFest

Du 11 au 14 mai dernier, s’est tenue la 6è édition du Fablab Festival, grand raout des Fablabs organisé dans le hangar d’Artilect à Toulouse, auquel participait le Funlab pour la 1ère fois. Retour en mots et en images sur un événement et un réseau que nous espérons toujours plus rassembleur à l’avenir.

Participation à l’atelier FabCity. Où l’on pose des questions d’échelle… Brest vs Tours vs Paris. CC-BY-SA Dcalk

Adhérent de la jeune association RFF (pour Réseau des Fablabs Français) un mois avant le festival, nous avons démarrer le Fabfest par la journée dédiée aux fablabs avec l’AG du réseau. Une bonne occasion pour prendre connaissance des actions passées et des projections collectives à venir en observant avec satisfaction que bon nombre des partenariats au niveau national résonnent avec des collaborations que nous mettons en place à Tours.

Rendez-vous mondial, réseau national et activations locales

Parmi quelques unes de ces actions : une convention en cours de signature avec le réseau Canopé (des premiers contacts établis ici aussi), l’organisation d’un futur challenge national avec les Compagnons du Devoir ou encore la participation du RFF à l’organisation de la Semaine de l’Industrie (après des ateliers « fabrication numérique » auprès des compagnons l’an passé, le Funlab a accompagné un groupe sur la réalisation d’un « objet écolo-rigolo« , primé dans le cadre du concours 2017 lancé pour la Semaine de l’Industrie !).

On ne peut que souhaiter qu’émane du réseau davantage de visions ou d’axes de travail (dans le champ de l’éducation, de l’insertion, de l’ « industrie du futur » ou de l’environnement) mais l’on sent véritablement tout le monde bien occupé à structurer ou pérenniser son propre lab. On pressent que l’aspect « fédérateur » du réseau se jouera plutôt sur le terrain de l’événementiel que de la réflexion en 2018 avec l’organisation de FAB14 – rendez-vous mondial des Fablabs accueilli en France l’été prochain.

Où sont les femmes ?

Ceci dit le programme bien fourni en conférences, tables-rondes, ateliers aura permis de nourrir le débat et de faire naître des frictions sur le thème de l’éducation justement (lire l’article de Makery à ce sujet : L’éducation et ses petits tracas au Fablab Festival) ou de découvrir des initiatives inspirantes et inclusives de fablabs oeuvrant auprès de jeunes défavorisés ou de femmes isolées (clin d’oeil aux belges de l’asbl Lutte contre l’Exclusion Sociale et au Fablab’ke de Molenbeek).

Table-ronde « Fablab et inclusion sociale » en présence de fablabs belge, anglais, néerlandais et français. CC-BY-SA Dcalk

Constance Garnier au micro introduit le groupe RGCS. CC-BY-SA Dcalk.

 

 

 

 

 

 

Si l’on sait déjà que les femmes sont sous-représentées en tant que public ou professionnelles dans les fablabs, cela s’est vérifié aussi dans la composition du CA de l’association RFF (2 l’an dernier, 0 cette année). On vous rassure des femmes il y en avait et Makery en a dressé de beaux portraits, merci ! C’est d’ailleurs trois chercheuses qui nous ont présenté le RGCS (Research Group on Collaborative Spaces), groupe de recherche pluridisciplinaire sur les dynamiques collaboratives en fablabs, makerspaces et tiers-lieux avec une volonté bien marquée d’élargir ses membres au-delà du cercle académique.

Fablabla…

« Imprimez, fabriquez, jouez » sur le stand Ludobox. CC-BY-SA Dcalk

C’est finalement dans ces réseaux ou programmes en périphérie que l’on a pris plaisir échanger et digresser en parlant de « fabrication circulaire » (FabCity), « résidence de makers » (Vulca), « jeux adaptés » (MyHumanKit). Le stand partagé pendant le week-end avec l’association tourangelle Dcalk autour du projet Ludobox (bibliothèque de fichiers de jeux à fabriquer soi-même), en face du FabCafé, aura grandement facilité les rencontres ! Bref, on est rentrés de Toulouse avec plein d’envies et de belles connexions.

 

 

 

 

 

 

 

 

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